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Le blog de la CGT

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Carrefour Lyon Part Dieu

C’est un scandale !

Chez Carrefour, c’est le patron qui positive à mort

PDG du groupe, 
Lars Olofsson s’ouvre, 
en trois ans seulement, un droit à la retraite de 500 000 euros par an.

On n’est pas tous égaux devant la retraite. Alors que le gouvernement mitonne, pour le salariat dans son ensemble, une contre-réforme d’ampleur qui risque d’avoir pour conséquences d’allonger la durée de cotisation, d’éloigner l’âge de départ, de doper la capitalisation et, évidemment, de baisser encore les pensions, certains s’en sortent beaucoup mieux que les autres. Ainsi, grâce à des révélations de l’Expansion, on a appris hier que Lars Olofsson, PDG depuis début 2009 de la multinationale française de la distribution Carrefour et patron le mieux payé de tout le CAC 40 (l’année dernière, il a palpé 9,25 millions d’euros, une fois additionnés salaires fixe, variable, bonus, actions gratuites et stock-options) pourra revendiquer, à soixante et un ans, à partir de décembre 2012, une retraite annuelle de 500 000 euros au moins.

 

Quand les actionnaires du groupe ont voulu convaincre Lars Olofsson de venir les épauler, ils ont, il faut le dire, aligné des arguments assez imparables  : début 2009, le transfuge de Nestlé a été embauché avec des émoluments supérieurs à son prédécesseur et avec une « ancienneté » fictive de treize ans chez Carrefour qui rentre en ligne de compte pour le calcul de sa mirifique « retraite chapeau ». Selon ce régime spécial pour managers de très haut vol, totalement dédiés à une mission, et une seule – multiplier par deux le cours de l’action –, et naturellement portés sur les coupes claires dans les effectifs, le patron suédois est assuré de toucher un quart de sa rémunération fixe et variable annuelle, plafonnée, pour le calcul de sa rente, à 2,06 millions d’euros. Au conseil d’administration de Carrefour, personne ne moufte visiblement. Ni Jean-Martin Folz, ex-président de l’Association française des entreprises privées (Afep), le lobby du CAC 40, qui avait, avec Laurence Parisot, imaginé l’opération de pure diversion baptisée « code éthique Afep-Medef », ni Nicolas Bazire, numéro deux de LVMH, ex-conseiller d’Édouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy.

 

C’est du côté des salariés de Carrefour que la nouvelle a toutes les chances de faire grand bruit. Pendant que les dirigeants de Carrefour se partagent le pactole, les négociations annuelles obligatoires sur les salaires se sont soldées récemment par l’octroi d’une royale augmentation de 1,2%. « Alors que le gouvernement prétend serrer la ceinture des salariés sur les retraites, on garantit à notre patron une pension démesurée, dénonce Frank Gaulin, délégué syndical central CGT. Chez Carrefour, les salariés qui ont bossé pendant trente ou quarante ans partent avec une pension mensuelle de 800-850 euros de retraite et Lars Olofsson est, lui, assuré de toucher plus de 45 000 euros par mois, après seulement trois ans de travail chez Carrefour. C’est magnifique, on vit dans un monde merveilleux  ! »

 

source: http://www.humanite.fr/2010-05-27_Politique-_-Social-Economie_Chez-Carrefour-c-est-le-patron-qui-positive-a

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